En cette période de l’année, nous vous souhaitons de joyeuses fêtes. Les jours raccourcissent de plus en plus et les nuits deviennent de plus en plus froides. On recherche la douceur du foyer et la période des cadeaux et des bons repas semble être de retour. Pourtant, les fêtes à venir contiennent une dimension plus profonde que celle des bons repas, de l’ambiance et des cadeaux. A Noël, on fête traditionnellement la naissance de Jésus. Pour beaucoup de chrétiens, cette fête est l’une des plus importantes avec Pâques et la Pentecôte.
Il est difficile de déterminer à quelle date précise est né Jésus. Comme indication, la Bible mentionne seulement des événements ou une année de référence mais pas de jour anniversaire. D’ailleurs, en ce temps-là et encore plus dans la culture juive de l’époque, les anniversaires n’étaient pas fêtés. Il est probable que la naissance de Jésus ait eu lieu pendant l’été. Et pourtant, la commémoration de cet événement se déroule traditionnellement le 25 décembre. Non à cause de la date exacte mais parce qu’au début du christianisme, une fête était déjà célébrée lors de cette journée.
Un des aspects liés à la croissance rapide du christianisme en Europe est que les fêtes existantes furent christianisées. Des fêtes qui existaient déjà dans les religions de tribus païennes trouvèrent une nouvelle signification. Dans les territoires du Nord de l’Europe, une fête de la mi-hiver était célébrée autour du 21 décembre. La journée la plus courte de l’année et le retour de la lumière (solaire) étaient fêtés comme il se doit. Dans le Sud de l’Europe, on fêtait le dieu solaire Sol Invictus (« le soleil invincible ») le 25 décembre. Dans la Bible, Jésus est appelé lumière du monde (Jean 8:12). A juste titre ou pas fut associée au 4ème siècle la véritable naissance de la lumière, Jésus-Christ, avec la naissance païenne de la lumière.
Dans beaucoup d’églises adventistes, on ne trouve pas non plus de célébration à la date exacte du 25 décembre ou au réveillon du 24 décembre. La plupart des églises adventistes choisit généralement le samedi (Sabbat) le plus proche pour organiser un service spécial en matinée.
Bien que la date de Noël ait une origine plutôt douteuse pour les chrétiens, ce qu’on célèbre dans les églises est d’un tout autre ordre. La naissance et par la suite la vie, la mort et la résurrection de Jésus forment l’essentiel de la foi chrétienne. La vie de Jésus reflète la vision de Dieu sur l’humanité, comment il désire agir avec les hommes et quelles sont les valeurs et les normes qu’il trouve importants. La mort innocente de Jésus a permis une réconciliation éternelle entre Dieu et les êtres humains. Et sa résurrection a rendu l’espérance et la certitude que la mort n’aura pas le dernier mot. Tout cela constitue la bonne nouvelle proclamée par Jésus et ses disciples, que nous appelons également l’évangile éternel.
Aussi grave que cela puisse être, aussi sombres que soient les jours, aussi désespéré que puisse paraître le monde, Jésus appelle chacun à ne pas abandonner. Jésus encourage particulièrement chacun à ne pas cesser de s’engager pour son prochain. Cela ne réussit pas toujours, et même si on laisse parfois tomber ou que l’on manque le but, nous ne devons pas avoir peur car tout est pardonné. Même la mort a été vaincue.
C’est un magnifique message d’espoir et de lumière alors que nous affrontons des jours plus froids. Un message qui peut être entendu dans les églises tout au long de l’année, mais particulièrement en cette période de fêtes.
