Décès de Roger Lenoir

Roger Lenoir

Roger Lenoir (1921-2020)

Roger Lenoir a rendu son dernier souffle, quelques jours avant ses 99 ans. Entouré des siens jusqu’au bout…

Un sacré personnage aux si nombreuses facettes. C’était Papy pour les membres de sa grande famille. C’était aussi « Papy » pour tous ceux qui l’aimaient. Et ils étaient extrêmement nombreux dans les églises, aussi bien en Suisse qu’en Belgique.

Pour le public, il restera l’infatigable et charismatique animateur de Plan de 5 jours pour les fumeurs. Déjà dans les années 60, pionnier en Europe, il initie ce fameux plan à Genève. Puis dès 1967 en Belgique où, jusqu’à ses 91 ans il n’a cessé d’en animer à un rythme soutenu, jusqu’à vingt par ans pour un public dépassant souvent la centaine de personnes. Cela lui vaut d’être honoré en 1977 du titre d’officier de l’ordre du mérite social de Belgique.

C’est à 17 ans que le jeune Roger Lenoir quitte le domicile familial de Liège pour Collonges afin d’y passer son baccalauréat. Il suit quelques cours bibliques qui le passionnent. Puis c’est la guerre. La fédération belge des églises adventistes lui demande de revenir immédiatement en Belgique pour un ministère pastoral. C’est ainsi, sans grande préparation, qu’il fut propulsé dans le ministère pastoral.

Très vite il épouse Marguerite Cnockaert, jeune sage-femme bruxelloise. Dans la précipitation, afin qu’elle ne parte pas en Allemagne. Durant cette période trouble de la guerre, il traverse en vélo la France et prend même en charge un groupe de jeunes réfugiés en réserve pour le front Belge.

Il vit un drame familial : son père, photographe à Liège, est arrêté en 44 par la Gestapo et meurt en camp allemand. C’est durant cette période agitée que naquit son premier fils Daniel. Puis naissent encore deux fils : Jean et André.

Il exerce un ministère fécond en Belgique jusqu’en 1956. Puis la Suisse l’appelle. D’abord pour l’église de la Chaux-de-Fonds. Un quatrième fils, Thierry, y naît. Vers 1960, Roger Lenoir est nommé pasteur à Genève. Il y dirige les travaux d’une nouvelle église. Il prend aussi la direction du département de la Jeunesse de la Fédération suisse romande.

En 1967 il doit quitter la Suisse pour remplacer Georges Steveny à Bruxelles. Ce dernier doit servir le séminaire de Collonges comme professeur de théologie. Et la condition de sa venue dépend de l’acceptation de Roger Lenoir. C’est ainsi que, la mort dans l’âme, Roger et son épouse Marguerite laissent deux de leurs fils en Suisse…

Heureusement, les Plans de 5 jours vont lui permettre de s’épanouir et lui apportent une immense satisfaction. Toujours secondé par sa chère épouse Marguerite, jusqu’en 2011, année de son décès. Le couple laisse des souvenirs lumineux dans toutes les églises où ils ont exercés leur ministère, de la Chaux-de-Fonds à Genève, de Bruxelles à Liège…
En 2012, avec regret et dans le deuil de sa bien-aimée, il transmet finalement le flambeau du Plan de 5 jours à un tabacologue liégeois. C’est ainsi que, jusqu’au bout, il a cherché à honorer la vie et Celui qui était le Maître de sa vie.

Il laisse les traces profondes d’un homme investi jusqu’à son dernier souffle par le sens d’une mission supérieure, passionné par la vie, sensible à la beauté, particulièrement par la musique qu’il a merveilleusement servi par son violon, avide de nature, aimant les fleurs, goûtant de plus en plus la tendresse de ses enfants et nombreux petits enfants.

Il a rendu son dernier souffle dans la nuit du mardi 12 novembre, dans la paix de son Père céleste…

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